Inceste : agir pour briser le silence

Inceste : agir pour briser le silence

Inceste : agir pour briser le silence, SOS Inceste & Violences Sexuelles, interview RCF Radio relayé par Le Média de L’Enfant. 

L’inceste est une réalité encore tabou en France. Comment prendre en charge les victimes et sensibiliser l’opinion publique pour tenter de briser le silence autour de l’inceste ?

Lien de l’interview : https://rcf.fr/actualite/societe/inceste-agir-pour-briser-le-silence?fbclid=IwAR2HiDWMir5ptoZmz6lgGX6aZ8hD39wpvM4i819gTK1yui3cMhOXrKBiICQ

LIBÉRER LA PAROLE 

Bien que la parole commence à se libérer sur l’inceste, ce sujet reste assez tabou au sein de notre société et ne possède pas un éclairage suffisant malgré son importance. “Ce sujet est une conception difficile au grand public car il touche l’interdit, l’intimité de la cellule familiale, et il est tellement inimaginable et terrible que l’opinion publique ne le conçoit pas directement” explique Cathy Milard, directrice de l’association SOS Inceste & Violences Sexuelles. L’inceste est un peu représenté dans les médias.
 

LE CHEMIN DE RECONSTRUCTION DES VICTIMES

C’est le rôle de l’association SOS Inceste & Violences Sexuelles, qui soutient, écoute et accompagne avec un suivi professionnel toutes les personnes victimes d’inceste.  Les personnes qui franchissent la porte de ces structures d’aide sont généralement des adultes, d’une moyenne d’âge de trente ans, en très grande souffrance. Elles viennent après un déclic, et une prise de conscience du traumatisme vécu, souvent refoulé durant des années. Il n’est pas rare que les victimes connaissent un parcours de vie chaotique et douloureux, avec des difficultés psychologiques (dépression), physiques (anorexie, problèmes de santé divers), sociales, professionnelles et financières. Ces complications sont souvent liées à un refoulement du traumatisme. 
 

L’ÉDUCATION ET LA PRÉVENTION, DES POINTS ESSENTIELS

Une bonne prise en charge des victimes est primordiale pour la libération de la parole, notamment chez les enfants, comme le souligne Cathy Milard. “Si un enfant commence à parler et n’est pas entendu, il ne parlera plus jamais”. Bien que certaines avancées aient été constatées ces dernières années, comme l’augmentation du délai de prescription et une meilleure formation d’écoute des victimes chez les policiers et gendarmes, un vrai travail de sensibilisation reste à faire, notamment avec l’éducation nationale. “Il faut une meilleure sensibilisation des encadrants, pour que ceux-ci puissent reconnaître des symptômes chez les enfants victimes d’inceste, et agir en conséquence” explique Cathy Milard, qui poursuit “un enfant va être gêné de dire les choses, aura du mal à verbaliser voir à comprendre ce qu’il subit“. 

Numéro de l’association SOS Inceste & Violences Sexuelles : 02 22 06 89 03
Numéro d’urgence pour les enfants : 119

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